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« Ses qualités invisibles se voient clairement par les choses faites »

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Sources primaires

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Le site ne cite que des sources scientifiques primaires. Aucune publication confessionnelle n'est utilisée comme référence scientifique, et aucun document de travail interne n'est publié.

Les paroles de savants, dans leur contexte

Une citation courte est dangereuse si on lui retire son contexte. Chaque extrait ci-dessous a été relu dans le texte intégral, avec la position réelle de son auteur.

« A common sense interpretation of the facts suggests that a superintellect has monkeyed with physics, as well as with chemistry and biology, and that there are no blind forces worth speaking about in nature. The numbers one calculates from the facts seem to me so overwhelming as to put this conclusion almost beyond question. »

Une interprétation de bon sens des faits suggère qu'un super-intellect a trafiqué la physique, ainsi que la chimie et la biologie, et qu'il n'existe pas de forces aveugles dignes d'être mentionnées dans la nature. Les nombres que l'on calcule à partir des faits me semblent si écrasants qu'ils mettent cette conclusion presque hors de doute.

Fred Hoyle, S-HOYLE1981, 12, 1981.

Contexte. Fin d'un essai sur les grains interstellaires organiques et le niveau d'énergie de 7,65 MeV du carbone 12. Hoyle y défendait une origine non terrestre de la vie et s'opposait au modèle d'un univers ayant eu un commencement.

Position de l'auteur. Astrophysicien athée déclaré, non croyant au sens biblique. Sa remarque porte sur le réglage apparent des propriétés du carbone, pas sur la foi en Jéhovah. Le préciser renforce l'honnêteté du propos.

Garde-fou. Ne jamais laisser croire que Hoyle était croyant, ni tronquer la phrase pour lui faire dire ce qu'il n'a pas dit.

« The miracle of the appropriateness of the language of mathematics for the formulation of the laws of physics is a wonderful gift which we neither understand nor deserve. »

Le miracle de l'adéquation du langage des mathématiques à la formulation des lois de la physique est un cadeau merveilleux que nous ne comprenons ni ne méritons.

Eugene P. Wigner, S-WIGNER1960, 14 (conclusion), 1960.

Contexte. Dernier paragraphe d'un essai de philosophie des sciences sur l'efficacité déraisonnable des mathématiques. Wigner y exprime un émerveillement épistémologique, pas une profession de foi.

Position de l'auteur. Physicien théoricien, prix Nobel 1963 ; il pose une question ouverte, il ne conclut pas à une divinité.

Garde-fou. Ne pas transformer cette phrase en preuve ; elle illustre une question, elle n'y répond pas.